Les amours perdues

16 avril 2008

Le perdre

c'était pas le plus dur. Et même, ça s'est passé en quelques minutes, un mot de travers, un regard un peu haut, un sourire un peu torve. Un problème banal de communication, j'ai donné le pire de moi, comme se vautrer dans l'échec est toujours plus confortable que de jouer vraiment. Mais je m'en fous. Je m'en fous de l'avoir perdu corps et bien, d'avoir éloigné nos corps jusqu'à ce que le néant même soit épais comme la muraille de Chine. Je m'en fous de ça, son esprit me manque. J'ai une soif terrible de son âme, de ses mots, de sa pensée...
Le perdre ça valait mieux, j'aurais fait n'importe quoi, jusqu'à cette hystérie qui me terrorise pourtant. Je lui aurais mangé dans la main et ma nuque si raide en aurait souffert la torture, c'est sûr.
Je n'existe plus dans ses calculs, je n'ai jamais existé dans son âme, dans sa pensée, et peu importe tant que sa pensée existe et que je peux m'y réchauffer. Je ne lui mangerai pas dans la main, et c'est tant mieux, mais ne pourrai plus boire à sa source, et ça m'est insupportable.

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Fluide

On parle de filtre d'amour, d'une fiole magique qui permet de le trouver, de l'avoir, de le garder. Comme si c'était la fin en soi, l'amour, le but ultime. Foutaises. Le but c'est le filtre. Il y a la vie à travers le filtre de l'amour et la vie sans, de l'autre côté, à travers rien. T'as beau dire, t'as beau aimer la vie, les oiseaux et les petites fleurs, les gens même, t'as beau sourire comme un con à toutes ces opportunités, tous ces bonheurs que l'avenir te réserve, que le passé t'as trafiqué... t'as beau t'aimer à en faire péter les coutures de tes beaux costumes, tu sais très bien que c'est de la guimauve pour pauvre ça, que l'élixir de vie, la meilleure dope au monde est ailleurs. Le plus grand trip du monde est aussi le moins cher, il est à la portée de tous et pourtant si précieux, si rare.

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10 avril 2008

Nous n'avions pas choisi

de nous rencontrer. J’en crevais pourtant. Je t’aimais depuis des siècles. Tu étais mon fantôme.
Quand je t’ai vu j’ai compris que l’on n’était pas faits l’un pour l’autre. Je n’étais pas assez belle ni intelligente pour toi ; tu n’étais pas assez fort pour moi, ni ton corps ni ta tête. Mais je me foutais de connaître ton coeur et ton corps à ce moment là. Tu étais mon fantôme. 
C’est après que ça a merdé, quand j’ai compris que j’avais envie de te toucher. J’ai senti mon coeur taper et j'ai lu la vérité dans ton regard ; mes yeux n’étaient que des miroirs et mon rire un écho. 
Mon fantôme, il vit ailleurs avec lui-même ; il fait chaud dans sa tombe, moi j'ai froid ici bas.

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Toi tu m'aimeras

Je ne te croirais pas

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